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Gaëtan Roussel attaque

Boris Tampigny | mars 15, 2010 in Portraits | Commentaires (0)

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Sa voix rocailleuse résonne encore dans nos souvenirs. Avec près de trois millions d’exemplaires écoulés en 1997 d’un premier album, record à battre pour un groupe français, Gaëtan Roussel a d’ores-et-déjà marqué les mémoires avec Louise Attaque. A l’approche de la quarantaine, grisé par des collaborations couronnées de succès avec Alain Bashung, Rachid Taha et Vanessa Paradis, le chanteur souhaite désormais goûter à une nouvelle aventure en solo avec « Ginger », un premier album éclectique et électrique qui sort dans les bacs ce lundi 15 mars.

“Je me suis ouvert une nouvelle aire de jeu avec ces différents projets”, explique-t-il. Pour montrer que son travail n’est en rien solitaire, il a même envisagé de publier le disque sous un pseudonyme, dans le même esprit d’ouverture que le Britannique Damon Albarn. “Son projet Gorillaz dégage quelque chose de très décomplexé, de très libre. Je trouve que sa démarche donne envie de faire de la musique.”

Dans son envie de tester des nouvelles sonorités, Gaëtan Roussel a également fait appel à Gordon Gano, son fidèle allié. Le chanteur du groupe américain Violent Femmes avait produit les deux premiers albums de Louise Attaque. “On ne s’est jamais perdus de vue et j’avais envie qu’il participe pour faire des ponts avec des nouveaux sons.” Avant de retrouver la scène au mois d’avril, Gaëtan Roussel savoure sa nouvelle aventure et envisage l’avenir avec délectation. Il n’exclut pas d’ailleurs de revenir un jour avec sa formation initiale. “Rien n’est arrêté. On a préféré se mettre en pause plutôt que de se sentir à l’étroit”, se justifie-t-il.


La tornade Izia prend son envol

Boris Tampigny | mars 5, 2010 in Portraits | Commentaires (1)

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izia

Inconnue du grand public il y a un an, Izia a passé une année 2009 idéale. Un premier album salué par la critique, une tournée triomphale à travers la France qui se poursuit jusqu’en mai, et pour couronner le tout, deux Victoires de la musique glanées le samedi 6 mars 2010. « 2009 a vraiment rempli tous mes espoirs, reconnaît la chanteuse, et j’ai l’impression que 2010 va décupler tout ça ».

La fille de Jacques Higelin ne pouvait rêver mieux pour ses débuts dans la musique, elle qui est tombée dans la marmite quand elle était petite. « Mon plus grand rêve est de faire des concerts toute ma vie », avoue t-elle. Ses chansons musclées et son énergie communicative ont séduit un public jeune et en manque de sensations fortes.

Comme les Plastiscines et autres Stuck In The Sound, la jeune artiste a choisi de chanter en anglais, estimant que le rock n’est pas compatible avec la langue de Molière. Et son culot lui donne raison, car personne ne peut imaginer une seconde des morceaux aussi puissants que « Back in town » ou « Life is going down » interprétés en français.

Si Izia impressionne autant, c’est surtout grâce à ses prestations scéniques hors du commun. C’est dans ces moments intenses et fiévreux que la chanteuse se sent le plus à l’aise et qu’elle peut faire exploser tout son génie. « L’objectif d’un album, c’est de faire une belle tournée, pas forcément qu’il se vende beaucoup », résume la jeune femme. Chacun de ses concerts est un moment unique de joie, de sensualité, de sueur et de bière à consommer sans modération. Rares sont les artistes qui donnent autant d’eux-mêmes pour leur public, Izia est de cette trempe. Passés les premiers doutes logiques dus à son patronyme célèbre, elle est finalement parvenue à se faire un prénom…


Les Plastiscines taillent la route

Boris Tampigny | février 26, 2010 in Zoom sur... | Commentaires (1)

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plastiscines

Elles ont littéralement conquis l’Amérique. Après Daft Punk et Phoenix, les Plastiscines sont en train de s’imposer outre-Atlantique. Au printemps 2007, le girls band français avait divisé les amateurs de rock français en s’affichant à la une du magazine Rock & Folk, un hommage d’habitude réservé aux grands noms du rock. Malgré le scepticisme ambiant, les quatre filles avaient su attirer le public américain grâce à un premier album séduisant mais qui manquait de caractère. Deux ans plus tard, le quatuor s’est acoquiné avec le producteur Butch Walker, connu pour son travail avec Avril Lavigne.

Dans Gossip Girl
Le résultat ? Un deuxième album plus musclé qui rappelle les meilleures heures du punk féminin. Et pourtant, les influences du groupe sont plutôt masculines. “On a commencé à faire de la musique en s’inspirant plutôt des groupes de garçons. Notre culture des groupes féminins est arrivée plus tard, quand on a lu des articles qui nous comparaient à certains groupes.” Non seulement les quatre Versaillaises sont fières de représenter le rock au féminin, mais elles portent également haut les couleurs du drapeau tricolore sur le sol américain, notamment en ayant joué dans un épisode de la série branchée Gossip Girl. “Même si on chante en anglais, on exporte la « french touch ». D’ailleurs on nous demande souvent de parler de baguettes et de vin !” Pour ce qui de l’étiquette de baby rockeurs que les médias se sont empressés de leur coller, elles cherchent à tout prix à s’en débarrasser, comme leurs amis des BB Brunes. “On essaye d’ouvrir une branche en France, c’est bien d’avoir des groupes plus jeunes, qui font du rock. La plupart des choses qu’on appelle rock en France s’apparentent plus à la variété. Le vrai rock reste indépendant.” Cela confirme bien ce que disait John Lennon, à savoir que le rock français, c’est comme le vin anglais !


Muse à la conquête de l’Amérique

Boris Tampigny | in Zoom sur... | Commentaires (0)

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museDepuis la sortie de son premier album « Showbiz » en 1999, le groupe Muse a bien grandi. Des premiers concerts intimistes dans la petite ville côtière de Teignmouth jusqu’aux shows grandioses assurés dans les plus grands stades, le trio a acquis une véritable envergure internationale. En octobre 2009, il a d’ailleurs reçu le prix du meilleur groupe au monde des mains du magazine musical Q ! Pour autant, le guitar hero Matthew Bellamy et ses deux compères, Dominic Howard et Chris Wolstenholme, n’ont pas toujours connu les faveurs du public et des médias américains. Le premier album du groupe est même passé inaperçu là-bas, alors qu’il était encensé partout sur le Vieux Continent. Néanmoins, les choses sont en train d’évoluer et le dernier disque en date, « The Resistance », pourrait bien changer la donne. Dès le 27 février prochain, la formation britannique fera ainsi escale dans une vingtaine de villes américaines dans le cadre de sa tournée mondiale. Avant de débuter une nouvelle tournée des plus grands stades européens, dont le Stade de France les 11 et 12 juin. Deux concerts qui affichent complets depuis déjà plusieurs mois et qui confirment l’immense popularité du groupe sur le sol français.


Ke$ha, la nouvelle diva du tra$h

Boris Tampigny | in Portraits | Commentaires (0)

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kesha2010 sera l’année Ke$ha ou ne sera pas. Avec la sortie de son premier album Animal, la chanteuse américaine crée la sensation et rappelle la naissance d’une autre star : la déjantée Lady Gaga. Petit retour en arrière. Février 2009 : le rappeur Flo Rida envahit les pistes de danse avec Right Round, un vieux tube des années 80 remis au goût du jour. Le monde entier découvre alors la voix sensuelle et charmeuse de la jeune Kesha Rose Sebert, alias Ke$ha, qui assure les chœurs de la chanson avec brio. Depuis ce coup de maître, la starlette ne cesse d’accumuler les records et s’est payé le luxe de détrôner Susan Boyle de la tête des ventes d’albums aux Etats-Unis. Avec son premier single, l’énergique TiK ToK, elle a atteint la plus haute marche du podium dans plusieurs pays et sa success story ne fait que commencer. Alors qu’elle se vante d’avoir vomi sur Paris Hilton, la jeune artiste s’est déjà construit une image d’icône trash dans les journaux. Il faut dire que ses chansons évoquent les soirées arrosées, les coups d’un soir et les amours déchues. « J’adore les chansons qui recréent l’ambiance d’une fête complètement dingue, mais j’aime aussi parler d’amour et d’hommes trop âgés qui essaient de me draguer, confie-t-elle.» Musicalement, elle ressemble à un clone de Katy Perry qui aurait trop écouté les Beastie Boys pendant son adolescence. «J’aime bien qu’on combine l’idée d’une Blanche qui rappe comme les Beastie Boys avec la pop pure et dure que Madonna faisait à ses débuts. » À l’instar de ses aînés, son premier album est truffé de tubes qui n’attendent qu’à déferler sur la planète pop. Lady Gaga n’a qu’à bien se tenir…


Le groupe Luke dépose les armes

Boris Tampigny | in Chroniques, Portraits | Commentaires (0)

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Luke

“J’étais fatigué de devoir toujours crier dans un micro.” C’est en substance le message de Thomas Boulard, chanteur de Luke, de retour dans les bacs cette semaine avec un quatrième album intitulé D’autre part (Jive/Epic). Après avoir explosé en 2004 grâce au tube “La sentinelle”, extrait de son deuxième album, La Tête en arrière, le groupe français a souhaité prendre du recul pour adopter un ton plus posé et plus réfléchi. “Je voulais accorder plus d’importance aux histoires et élargir le champ lexical des arrangements”, poursuit la tête pensante du quatuor, citant en exemple les Canadiens d’Arcade Fire ou le crooner californien Tom Waits. Près de trois ans après Les Enfants de Saturne, un précédent opus pour le moins enflammé, le nouveau disque du combo est donc empreint de poésie et de mélancolie. Tout au long des onze titres, les méandres de notre monde sont dépeints à travers le regard d’individus dans la marge, comme un clown, un gardien de prison ou un fantôme. “Je voulais faire comprendre que le monde est complexe en me mettant à la place de ces personnages”, explique Thomas, dont le quatuor, complété par Jean-Pierre Ensuque, Damien Lefèvre et Romain Viallon, reprendra la route à partir du début du mois de mars.