Gaëtan Roussel attaque

Sa voix rocailleuse résonne encore dans nos souvenirs. Avec près de trois millions d’exemplaires écoulés en 1997 d’un premier album, record à battre pour un groupe français, Gaëtan Roussel a d’ores-et-déjà marqué les mémoires avec Louise Attaque. A l’approche de la quarantaine, grisé par des collaborations couronnées de succès avec Alain Bashung, Rachid Taha et Vanessa Paradis, le chanteur souhaite désormais goûter à une nouvelle aventure en solo avec « Ginger », un premier album éclectique et électrique qui sort dans les bacs ce lundi 15 mars.
“Je me suis ouvert une nouvelle aire de jeu avec ces différents projets”, explique-t-il. Pour montrer que son travail n’est en rien solitaire, il a même envisagé de publier le disque sous un pseudonyme, dans le même esprit d’ouverture que le Britannique Damon Albarn. “Son projet Gorillaz dégage quelque chose de très décomplexé, de très libre. Je trouve que sa démarche donne envie de faire de la musique.”
Dans son envie de tester des nouvelles sonorités, Gaëtan Roussel a également fait appel à Gordon Gano, son fidèle allié. Le chanteur du groupe américain Violent Femmes avait produit les deux premiers albums de Louise Attaque. “On ne s’est jamais perdus de vue et j’avais envie qu’il participe pour faire des ponts avec des nouveaux sons.” Avant de retrouver la scène au mois d’avril, Gaëtan Roussel savoure sa nouvelle aventure et envisage l’avenir avec délectation. Il n’exclut pas d’ailleurs de revenir un jour avec sa formation initiale. “Rien n’est arrêté. On a préféré se mettre en pause plutôt que de se sentir à l’étroit”, se justifie-t-il.



